Le Projet

Dans le deuxième trimestre 2016, OMAIA a lancé un projet de reforestation à long terme dans le Sud-Est du Costa-Rica. Ce pays est connu pour être une des régions les plus vertes du Globe, mais elle souffre tout de même d’un déboisement massif qui date des années 50. En effet, les méthodes adoptées alors pour l’élevage intensif de bétail et l’agriculture moderne nécessitaient de brûler des forêts entières !

De nombreuses espèces végétales et animales, dont l’homme, souffrent encore des conséquences de cette période. Outre l’érosion catastrophique des sols qui en découle, des biotopes ont été sérieusement endommagés si ce n’est détruits. L’habitat du tapir (Tapirus bairdii), du jaguar (Felis onca), de l'aigle harpie (Harpy arpya) et du quetzal resplendissant (Paromachrus mocino), entre autres, se sont vus menacés. Les chênes du Costa Rica (Quercus costaricensis), le campano (Nectamdra sp.), le cèdre doux (Cedrela sp.), le fruta dorada (Virola sebifera) et le cerillo (Symphonia globulifera) sont devenus des espèces très rares alors qu’elles abondaient au temps des précolombiens. Les hommes souffrent principalement de l’érosion des sols et du manque d’eau. En effet, certaines sources ne donnent plus autant d’eau qu’auparavant et la moyenne des précipitations a reculé dans les mois les plus secs, ce qui rend l’agriculture traditionnelle quasiment impossible.

OMAIA veut contribuer à ce que ces espèces puissent prospérer librement dans leur habitat naturel en effectuant un reboisement sélectif s’inspirant des règles qui régissaient la forêt avant sa destruction. De plus, à terme, les sols très abrupts (pentes de 30 à 60°) de la région seront stabilisés, l’érosion fortement atténuée et les sources d’eau taries pourront de nouveau couler.

Objectif

L’objectif est d’aider les populations autochtones (Bribri et Cabécar) à reboiser durablement leurs terres en utilisant des connaissances transmises par leurs aînés. Ce savoir est précieux afin de planter en respectant les pousses, les sols et la forêt alentours. Le rythme naturel des arbres et des hommes sera respecté et l’impact de l’humain sur la zone à nouveau positif. Le nombre d’arbres plantés ainsi que la fréquence de plantation dépendra de ce rythme.

Afin d’assurer la pérennité du projet, OMAIA va s’associer avec la Fondation Dúrika et participera à leur programme d’éducation à la protection du patrimoine végétal.

Budget

Une première somme ponctuelle de CHF 2000 a été nécessaire à l’achat du matériel. Les frais d’exploitation du projet vont ensuite s’élever à CHF 4000 par an pour la récolte de graines, l’exploitation de la pépinière, la plantation et les soins des jeunes plants. Environ CHF 400 par an seront alloués au programme d’éducation à la protection du patrimoine végétal.

Points-clés

  • Embauche de personnel autochtone pour la gestion du projet
  • Utilisation rationnelle de graines de la forêt primaire avoisinante
  • Mise en place et exploitation d’une pépinière biologique
  • Plantation d’espèces endémiques devenues rares
  • Consolidation des sols déboisés par les colons
  • Participation au programme d’éducation à la protection du patrimoine végétal